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Sortie-en-Anjou
Sortie du Club en Anjou du 8 au 12 maipasser la souris sur les photos pour voir les commentaires
raconter par Marie-ClaudeMa chère Mélie,Tu t’souviens que j’fais partie d’un clube de pédaleuses et pédaleurs. Et les têtes pensantes de ce clube nous ont organisé un séjour d’enfer durant le long pont (d’aucuns disent viaduc) de l’Ascension. J’vais d’abord te dire qui y avait. Tu t’mets dans la tête la célèbre chanson du grand Yves, et tu fredonnes avec moi….Quand on partait de bon matin (8h30, pour nous, c’est tôt…)Quand on partait sur les chemins (de terroir, fleurant le « Pur hasard »)A bicycletteNous étions quelques bons copainsY avait Momo et sa Coco, y avait Jiji et sa JacquelineY avait Yiyi et sa Caco, y avait Jeannot, sa MaïtéY avait l’siffleur et son Evelyne, y avait Daniel et sa chérie,Y avait Pierrot et son Nanard, y avait l’beauceron et son Gilou,Y avait l’barbu et son Norbert, y avait l’tonton avec son n’veu,Y avait Guytou et l’autre barbu,Et puis Nénette…..Si t’as bien compté et si j’ai oublié personne, ça doit faire 23 !!! Et que du beau monde résidant à côté d’Angers, exactement à La Pommeraye dans une espèce de grand gîte de groupes. On a fait 430 kilomètres et 2700 mètres de dénivelée durant ce séjour !!! Seulement nous les Branquignols (ça, c’est Yiyi qui l’dit, moi, j’me permettrais pas…), car les autres, conduits par le gars au sifflet, c’étaient des vrais pros, et ils faisaient toujours des rallonges…Mais on se retrouvait sur le lieu du pique-nique, et ça, cousine adorée, c’était plutôt sympa. Et tu sais ce qu’on mangeait ? Pas la bouffe apportée par le camion suiveur, mais la bouffe qu’on s’achetait comme des grands !!! Autonomie, qu’ils avaient dit les gens du bureau ! Pas de chaises non plus, transportées d’habitude par le camion suiveur !!! Tu t’rends compte, Mélie, il a fallu se débrouiller tout seuls ! Et ça c’est plutôt bien passé ! C’était même rigolo de voir ces gens habillés en « Guignols » (comme dirait Gégé qui nous a bien manqué…, mais il améliorait son Teuton pendant ce temps-là), donc en « Guignols » déambuler dans les allées des Super U ou encore du Shopi du village. Même que l’grand Daniel était de plus en plus content de ses menus ! Celui du 3ème jour lui a si bien rempli la panse qu’il a préféré siester sur un banc plutôt que venir boire le café journalier.C’est l’beauceron qui s’était chargé de récolter l’argent du café du jeudi à Thouarcé pour arranger la patronne. T’es d’accord que 11 cafés à 1,20€ ça fait bien 13,20€. Le gars dans l’vent a tellement bien rendu la monnaie à ceux qui avaient mis leur obole sur la table que le compte y était ! Miracle ! Mais Norbert dans son coin annonça alors qu’il avait pas encore payé !!! Eh, oui, cousine préférée, c’est comme ça qu’on compte dans les terres de Beauce !Pour le boire et le manger, notre clube est vraiment très fort ! Maintenant imagine, chère Mélie, un congélateur empli de bières transporté par Kiki Crâne d’œuf dans son camion de chantier, au milieu de la pelle et du balai ! Y avait pas de faignants pour le décharger sur le lieu de notre hébergement ! Et pas d’faignants non plus le lendemain pour le remplir de bouteilles d’apéro, Coteaux du Layon et Rosé d’Anjou fruité (j’écris ça exprès pour que notre copain Rachid qu’a pas pu v’nir en salive de jalousie…). Faut dire qu’on s’était arrêtés au retour d’un parcours plutôt accidenté -mais c’était le jour de l’Ascension- chez un vigneron qu’avait rapporté toutes nos commandes à La Pommeraye ! Pour sûr, les poches des maillots, ça l’aurait pas fait !Mais y avait comme un problème avec ce meuble réfrigérant…. Nénette, qu’avait pédalé comme une malade et qu’était toute contente de se réconforter avec une bonne bière bien fraîche à l’arrivée, a eu droit à une superbe glace à la bière, et le barbu à Norbert, une glace au Coca !!! Y avait comme une légère erreur de réglage…Mais l’apéro que nous a offert Jacqueline pour fêter son trophée Luc Bonnemaison (du sociétaire le plus meilleur) n’était pas congelé, lui, et heureusement ! Et l’andouille, et la charcuterie qu’allaient avec, un vrai régal !Cousine adorée, en me lisant, tu croirais qu’on a fait qu’siroter, mais non quand même, on était v’nus pour pédaler. Et on l’a fait, sur des petites routes vallonnées serpentant dans des coteaux plus ou moins pentus, sur d’autres longeant le fleuve royal ou encore dans la campagne verdoyante fleurant bon la nature (Je m’égare, Mélie, mais c’était tellement agréable que j’en perds mon latin !). Ce jour-là, on y a même rencontré un maréchal-ferrant ambulant en train de travailler dans une cour, sur les sabots d’un cheval docile. Evidemment qu’on s’est arrêtés, car ça rajeunissait Yiyi d’une soixantaine d’années !!! Pendant ce temps-là, un peu plus loin, les autres étaient coincés sur la route par une espèce de transhumance de bovins. Mais, on a fait aussi dans le culturel qui nous a fait monter une côte à 16% pour aller à l’abbaye de Saint-Florent ! Et rencontrer là le général Bonchamps ! On a vu aussi toutes sortes de moulins,de châteaux, d’églises avec vitraux relatant les guerres de Vendée, de villages de charmes, bref, tout ce qu’il faut pour titiller les neurones de retraités qui commencent à fatiguer ((les neurones évidemment, pas les retraités…).Tu sais, Mélie, on n’a pas toujours roulé sur du goudron bien lisse. On a eu droit au chemin de terre dans la forêt, aux cailloux pointus sur une route en chantier, et même à une route inondée ! Tu m’croiras pt’ête pas, mais la Loire était en crue, si bien qu’on a dû pédaler dans l’eau, et même deux fois rebrousser chemin ! Par contre, les vélos ont jamais crevé, et la roue libre traficotée par Nanard a tenu le choc ! Pas de chute non plus durant tout le séjour, y a qu’ le barbu sans lunettes qu’a voulu embrasser la terre angevine avant son retour ! Ah ! Ces pédales automatiques, un vrai casse-figure !Finalement, j’crois bien que tout le monde était content : les lièvres, les tortues et les trois Grâces qu’en ont profité pour faire du tourisme « shopping », comme ils disent chez les anglais ! (Tiens, ça m’fait penser qu’on en a rencontré cinq en haut d’ la corniche angevine et qu’ j’en ai profité pour tailler une bavette angliche avec eux). Le groupe était même tellement content des parcours, des visites et de tout le tralala que Coco a fait un p’tit discours pour remercier ta chère cousine de son « investissement » (j’sais pas bien si c’est l’mot qui convient…) et lui a remis, au nom de tous, un trophée dans une enveloppe portant le cachet de l’hôpital orléanais. Et Pierrot (qu’avait vu un gros lézard alors qu’il était en plein exercice de miction) m’a assuré que c’était pour une entrée gratuite !!! Toujours le mot pour rire, ce Pierrot ! Mais j’en ai été tout émue, et même que l’gars au sifflet a dit que j’en étais restée sur le Q !!!Moi aussi j’ai des trophées à décerner, trois exactement. Le premier, c’est le trophée du « Pas d’chance ». Il est pour Nanard qui non seulement entend pas bien et a dû changer les piles de son bidule assis sur les marches d’une église comme un pôvre mendiant, mais en plus qu’était malade. On l’a pourtant attendu à la porte de la pharmacie de Bouzillé (rigole pas Mélie, c’est le vrai nom !) où il était entré avec le grand Daniel pour une consultation. La pharmacienne a pas dû lui donner le bon produit à sucer, car le lendemain il est resté au lit.Le deuxième trophée est celui du « Pas l’dernier », et je l’donne à Jiji. Car alors, cousine préférée, il m’a épatée le Jiji ! Lui qu’sa Jacqueline doit traîner sur les routes solognotes, qu’a toujours mal ici ou là, tu l’aurais vu en terre angevine ! Il faisait même les pancartes ! Remarque, à Freigné, il a démarré comme une bête, mais personne l’a suivi ! Alors, évidemment, il était le plus fort ! Comme a dit Yiyi « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Enfin c’est plutôt Corneille qui l’a écrit dans son Cid…Et le troisième trophée, celui de « Pas faignasse » est évidemment pour Nénette ! Elle a roulé presque toujours toute seule le nez dans l’vent, monté des côtes à pied, parcouru plus de 100 kilomètres dans sa journée alors qu’elle est plutôt novice ! Et même pas mal aux jambes ! Une vraie force de la nature la Nénette ! J’sais pas si c’est la fille du facteur comme disait le grand Yves dans sa chanson, mais « Faut dire qu’elle y mettait du cœur » ! Alors, elle le mérite bien ce trophée, tu crois pas Mélie ?Voilà, j’crois que j’t’ai tout dit. On est r’venus chez nous, et on a plus qu’des bons souvenirs dans la tête. Et tout l’monde attend avec impatience un prochain séjour aussi convivial que celui-là. Car c’est beau, Mélie une bande de copains comme ça ! (et copines évidemment, mais t’as bien compris que c’était un mot générique…).J’arrête là mon récit, et j’te fais de gros bisous.A bientôt, ta cousine préférée,Caco Bienvenue
PRESENTATION DU CLUB: - Son effectif est d'environ 30 à 35 adhérents dont 3 féminines.
- Il publie tous les 2 mois un bulletin "l'écho des cyclos",relatant l'activité du club et les sorties proposées. mercredi aprés-midi (l'heure de rendez-vous et la distance varient suivant la saison). - Randonnées organisées par d'autres clubs du département une semaine sur deux
pendant la saison (de mars à octobre) - Rallye de la St Martin début novembre où chaque année 350 à 450 cyclistes se retrouvent sur les routes et chemins solognots. - Le rallye du jumelage les années paires qui consiste à rallier LA FERTE et sa ville jumele allemande RHEDE en une semaine. Spectacles des Bodins
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